L’interface entre l’homme et la machine prend une place grandissante dans la production connectée. Pour une collaboration étroite et sûre, les protagonistes de l’usine intelligente sont obligés de trouver un langage commun permettant de communiquer de manière intuitive et sans ambiguïté.

Par le passé, la commande de la machine se faisait avec des boutons, mais à l’avenir, les possibilités seront multiples. L’interface homme-machine sera confortable, intuitive et conviviale. L’attention se porte à présent sur les nouvelles possibilités de communiquer déjà disponibles dans les laboratoires et la production, comme les smartphones, les tablettes et les lunettes connectées. L’homme et la machine peuvent ainsi collaborer sans appréhension.

interface 4.0

Toucher, faire glisser, faire défiler

Rien de plus logique que de transposer aux commandes industrielles ce que l’on sait faire sur un écran tactile. La personne touche un écran, fait glisser ou défiler et l’interface graphique traduit le contact en impulsions que la machine comprend. Les systèmes tactiles permettent une communication sûre et confortable entre l’homme et la machine. Robustes et durables, ils fonctionnent dans des environnements industriels, un outil idéal sur une installation stationnaire de production. Les tablettes serviront d’interface de commande de la machine. Ces appareils contiendront davantage de fonctionnalités, pour l’assistance technique, la maintenance et la documentation technique sur les produits. Les premiers pas en ce sens ont déjà été faits sur les applications à réalité augmentée et dans le cadre des technologies portables. Les données machines seront par exemple transférées en temps réel dans le Cloud et l’opérateur recevra des messages sur l’état du système sur sa montre intelligente ou sur ses lunettes connectées.

Utiliser l’expression gestuelle, faciale, émotionnelle

Intuitive, simple, identifiable, tels sont les qualificatifs imposés aux concepteurs d’interfaces homme-machine. Les chercheurs s’emploient à reconnaître et interpréter l’expression gestuelle, faciale ou émotionnelle. Même les ondes cérébrales sont enregistrées par des neurocapteurs afin d’interpréter les intentions des individus. Le MIT Media Lab, qui fait partie de l’université du Massachussetts Institute of Technology aux Etats-Unis, emprunte une autre voie. Leurs chercheurs observent les interactions avec un ballon en suspension dans une pièce sous l’effet de champs magnétiques. On peut toucher le ballon et le déplacer, un ordinateur enregistre chaque mouvement. Il est ainsi possible de relever les mouvements en trois dimensions et de les reproduire à volonté. Les scientifiques travaillent même sur le langage parlé entre l’homme et la machine. Sur le modèle des assistants vocaux du smartphone, les machines seront capables de réagir à des instructions orales. Il reste à prouver que cette méthode est applicable dans un hall de production bruyant.

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Gérer la position, la consistance et l’état du sol

En dehors de l’industrie, l’avenir des IHM se profile sur les engins mobiles tels que les récolteuses ou les rouleaux compresseurs. Les systèmes de positionnement de haute précision signalent par GPS le trajet optimal à la machine. Les interfaces d’affichages sont programmables et indiquent au conducteur tout ce qui est important. La commande de l’engin s’effectue alors par des organes robustes, sûrs et ergonomiques. Sur les rouleaux-compresseurs, les capteurs contrôlent l’ensemble des paramètres de compactage du sol. Des essais sont en cours pour qu’un engin soit bientôt capable de déterminer la méthode adéquate. Il suffira au conducteur de pelleteuse d’inscrire les coordonnées et la quantité de déblais et l’engin les convertira en stratégie efficace de travail.


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